Ecodev Conseil
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17/10/2018

Faut-il apprendre la langue chinoise ?

 

Nul n’ignore le poids grandissant de l’Empire du milieu dans l’économie mondiale, les échanges internationaux et les courants touristiques.

 

Quelques repères :

Un PIB de 11 200 milliards $ équivalent à 4,5 fois celui de la France (2 500 milliards de  dollars)!

Un PIB par habitant plus modeste (8000 €, contre 40 000 € environ pour la France), avec de formidables écarts. Mais aussi le développement d’une classe moyenne aisée dont le niveau de vie est égal ou supérieur à celui des pays de l’ouest de l’Europe. Une minorité certes, mais au total elle représente 250 millions d’habitants (soit France + Allemagne + Royaume Uni + Pays Bas …) et c’est elle qui s’engage dans une course effrénée à la consommation et qui voyage.

Un partenaire et concurrent à la fois de premier plan au niveau technologique. L’écart s’est comblé rapidement et dans certains domaines, la Chine avance plus rapidement.

Des grands projets, comme les « 7 nouvelles routes de la soie ». Plusieurs de ces itinéraires atteindront la France d’ici quelques années.

Bien sûr il y aurait beaucoup à dire en ce qui concerne les libertés et les droits de l’homme.

Dialoguer reste par conséquent plus que jamais nécessaire.

Dialoguer ? Oui, mais comment ?

  • « Tous les chinois parlent anglais » - entend on souvent dire ; c’est vraiment très loin de la réalité (sauf peut-être à Hong Kong). Une petite minorité s’exprime correctement, même s’il faut reconnaitre que des progrès ont été accomplis et que la nouvelle génération sera beaucoup plus performante sur ce point.
  • Le chinois ? Un véritable casse-tête ! Pas totalement faux … C’est un investissement qui demande certainement de la persévérance.
  • Trop complexe pour nos cerveaux rationnels et cartésiens ? Non ; des éléments réconfortants : absence ou presque de grammaire rigide (tout s’adapte en fonction du contexte, des circonstances et de l’action), pas de déclinaisons, pas de conjugaisons, pas de subjonctif ni de conditionnel, oubliés les accords ! On simplifie au maximum.

Quel est le problème ?  Il en existe plusieurs.

Bien sûr, absolument rien en commun avec nos langues européennes, pas de racine évocatrice, ni de ressemblance quelconque, de sonorité familière. Attention à la prononciation ! C’est une langue à tons (il y en a 4) et ne pas les respecter peut changer radicalement le sens.

Des modes de construction des phrases souvent déroutants …

Pas d’alphabet, mais ces fameux idéogrammes. 汉子 难 得写。On en compte des milliers. Rassurez-vous, avec 200, on peut se débrouiller. Et progresser peu à peu ! 

Faut-il vraiment écrire, ce qui constitue l’effort principal ? C’est bien entendu préférable. On peut se contenter en première approche de reconnaitre les principaux signes et de lire les phrases clé.

Le pinyin « salvateur » ?

C’est une transcription phonétique dans notre alphabet qui facilite énormément l’apprentissage. On passe par le pinyin pour envoyer des SMS ou des mails en caractères chinois. Et de nombreux outils de transcription sont maintenant proposés. Ce pinyin a quelques limites. N’insistons pas.

Apprendre le chinois, le mandarin ?

C’est le mandarin (putonghua, la langue commune) qu’il faut apprendre. Il existe d’autres langues chinoises comme le cantonnais (pour la partie sud du pays et Hong Kong), mais maintenant, tous les chinois apprennent en principe le mandarin dès l’école primaire.

Le chinois à usage professionnel ?

Partir de l’apprentissage de la base de la langue (il y a des référentiels pour tester la progression : HSK 1, HSK 2). Et développer l’acquisition des expressions et phrases les plus usuelles et pratiques.

Ensuite greffer la connaissance du vocabulaire spécifique à un métier de relation (par exemple, métiers de l’accueil, de la réception hôtelière et touristique, des transports). Les mots d’accueil seront de toutes manières, et en toutes circonstances, particulièrement appréciés de nos visiteurs chinois.

Combien de temps prévoir pour aboutir à un résultat « audible » ?

Des mots simples aux petits dialogues, compter 6 mois à un an.

Un peu plus d’aisance pour accueillir, renseigner, orienter … (et comprendre la réponse de votre interlocuteur) ; certainement une bonne année de plus … et après, c’est une question de motivation, d’intérêt personnel, de capacité mémorielle. Une première étape d’environ 200 heures de formation, complétées par un travail personnel, devrait permettre d’atteindre des résultats appréciables.

Du temps, oui.

Mais n’est-ce pas vrai pour toute langue européenne, que ce soit l’anglais (qu’on ne parvient jamais ou rarement à maitriser parfaitement- lisez Chaos !)  ou l’allemand et même l’espagnol ou l’italien ? 

Pour les jeunes notamment, aborder la langue chinoise est certes un « challenge », un défi à relever qui s’avérera réellement valorisant, au plan professionnel et de la découverte d’une autre culture.

 

 

 

 

 

 

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