Ecodev Conseil
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93170  Bagnolet

03/03/2014

En direct de la Grande Ferme

Le salon de l’agriculture, c’est bien un rendez vous incontournable, même lorsqu’on est familier de nos espaces ruraux, de ses pratiques et de ses richesses.

Première étape : le pavillon des végétaux

L’accent y est mis sur l’agriculture biologique (champion, le département de la Drome), sur les agro-produits, les agro-carburants (le bioéthanol, entre autres a une application Smartphone « Mes stations E85 »), les agro-pellets. L’agro écologie prend son envol. D’ailleurs au stand du ministère de l’agriculture on nous remet « 10 clés pour comprendre l’agro-écologie ».

Première clé : produire autrement, c’est former les agriculteurs d’aujourd’hui et de demain ». L’enseignement agricole constitue le deuxième réseau éducatif français. Les référentiels vont en être rénovés. Seconde clé : favoriser l’émergence de dynamiques collectives. L’outil est là : le groupement d’intérêt économique et environnement. Troisième clé, on s’y attendait : « réduire l’usage des pesticides »…

Je passe sur les suivantes. Car j’aperçois le stand de promotion de la pomme de terre : « Les trésors cachés de la pomme de terre ». 13000 ans d’histoire, notre sacrée pomme de terre (née au Pérou). La France en est le troisième producteur et premier exportateur européen (et la Chine le premier producteur mondial, suivie de la Russie). Qui sont donc les premiers à produire ? Un, l’Allemagne, deux, la Belgique. Près de 100 variétés sont cultivées dans l’hexagone. Nous essayons d’en citer dix… La ratte, la vitelotte, l’amandine…Et voici l’éco-habitat un peu plus loin

Tout se rejoint, avec les agro matériaux, une nouvelle génération d’isolants. Dans l’Hérault, un nombre impressionnant de panneaux solaires viennent maintenant couvrir les toitures naguère banales et laides des entrepôts agricoles.

Arrêt devant l’Association des producteurs de bière, la plus ancienne boisson du monde et qui a encore de beaux jours devant elle de toute évidence !

On passe le secteur des vins, déjà visité l’an dernier… Nous nous attardons au secteur des volailles, un énorme dindon se laisse admirer, des pigeons extraordinaires également.

Et voici les produits artisanaux

L’Italie est cette année à l’honneur. Dégustation : ce pecorino mi-doux, un délice. Mais aussi l’Espagne, le Portugal et la Hongrie. Petit arrêt en Tchéquie, une potée de jarret de Prague aux choux et au paprika, avec un verre de petit blanc sec des cotes de Bohème sur le zinc et ça repart.

On retrouve le monde de nos terroirs. Tout y est ! Quelle abondance à tous les stands, quelle foule ! Sans oublier l’outre mer, on avale en vitesse un pâté de morue… Quelques pas piétinés de plus. Et voici les huitres de Locmariaquer, et les poissons du Guilvinec : merlu, Saint-Pierre, vous savez pourquoi ? Et une énorme roussette sans omettre le « ha », chien de mer… D’autres allées bondées. Et ce sont les olives de Lucques d’un côté, celles de Nyons de l’autre, vingt variétés de tapenades.

Les deux Normandie sont réunies par la bonne chère. Teurgoule de la Manche et les pâtés de l’Orne à l’andouille de Vire, ou la terrine de foie au pommeau, etc.

La Manche qui nous est chère a son propre stand ; tenez, les iles Chausey, au large de Granville : on nous parle de ses lagons et des bayous de la côte (qu’est-ce que le marketing territorial ne fait pas inventer !). 250 ilots rocheux balayés par les vents et les marées. Homards et clams y foisonnent (pour les chanceux).

Les bayous ? Peut être les havres de la Sienne, de la Vanlée ou de Geffosses ? Plus de prés salés que de palétuviers. Enfin…

L’après midi se termine. Sortie. Que Paris semble calme. On s’en extraie abasourdis, mais presque rassurés… Labourage et pâturage… Mais les agriculteurs eux le savent bien, tout n’est pas si rose. Nous ne rentrerons pas dans le débat.

Prochain article : cinq principes fondamentaux d’économie circulaire.

JL Husson

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